Un contrat de rénovation à 7,4 M$, malgré la division
La saga se poursuit dans le dossier sur le projet de rénovation de l’hôtel de ville à Saint-Boniface. Une séance extraordinaire du conseil municipal s’est tenue samedi matin pour octroyer le contrat de rénovation, alors que la division au sein de la municipalité sur le projet continue de se faire sentir. Le contrat pour la rénovation de l’hôtel de ville a été fixé à 7,4 M$ taxes incluses. Le conseil a décidé d’aller de l’avant avec le dossier lors de la séance du 3 juin, malgré qu'une pétition de plus de 1000 signatures ait été déposée pour demander de suspendre le projet et de consulter la population. Mettre sur pause les démarches ne semble pas être une option pour le maire de la municipalité, Pierre Désaulniers. Certains citoyens de Saint-Boniface déplorent ne pas avoir été consultés. D’autres résidents, comme Tristan Therrien, sont plus nuancés. Selon lui, la municipalité devait aller de l’avant. Le candidat à la mairie aux prochaines élections, Alain Gélinas, estime lui aussi que, d’une certaine façon, les travaux sont nécessaires. Le maire de la municipalité, Pierre Désaulniers, se défend d'avoir manqué de transparence. Aux yeux de Nancy Lacerte, la situation n’est pas exacte. Les rapports, qui ont été élaborés pour le nouvel hôtel de ville, ont été déposés sur le site internet de la municipalité de Saint-Boniface. L’envoi de communiqués de presse, aux médias et aux citoyens, a aussi dû être fait pour clarifier certaines informations. Le coût total du projet de rénovation de l’hôtel de ville est de 8,4 M$. Il sera subventionné par le gouvernement à la hauteur de 65 %. Ce sont donc un peu plus de 4 M$ qui devront être remboursés sur une période de 30 ans. Une situation qui préoccupe le conseiller, Luc Arsenault, qui était toutefois absent de la séance extraordinaire du conseil. Le reportage d'Éliane Doucet Photo : Radio-Canada / Jean-François FortierSi on laisse ça là, on perd la subvention [et on] retarde les travaux de 2-3 ans. On a 500 000 $ déjà d’investis avec les architectes et les géologues
, dit-il.Ce projet-là aurait pu être rassembleur si le conseil avait tout simplement présenté la situation aux citoyens, puis demander Qu'est-ce qu'on fait avec ça?
, affirme Nancy Lacerte, citoyenne de Saint-Boniface. Selon elle, le conseil municipal aurait dû consulter davantage les citoyens afin de bien cibler leurs besoins et ceux de la municipalité.Je pense qu'en ce moment c'est très polarisé, on a l'impression que c'est du oui ou du non, mais la majorité de la population, sûrement, est comme dans une zone grise
, souligne-t-il.On est beaucoup à le dire. On passe à d'autres choses. Saint-Boniface, ce n'est pas juste un hôtel de ville
, mentionne Tristan Therrien.On n’a pas le choix de faire des choses, parce que la bâtisse, on ne peut pas la laisser tomber. [...] Le problème c'est que, si on avait été consulté, on l'aurait peut-être fait différemment
, mentionne-t-il.On a toujours consulté la population
, affirme-t-il. Selon lui, le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH) aurait vérifié toutes les informations divulguées par les élus. Ils nous ont dit que toutes les informations qu’on avait données étaient très adéquates
, indique Pierre Désaulniers.Ce conseil-là n'a jamais donné d'informations aux gens comme il faut, il a toujours fallu courir après
, dit-elle.
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